❤️🔥 Et la libido, ça va ?
Il y a quelques années, un thérapeute m’a raconté une histoire qui m’a glacé.
Un couple, la soixantaine, était venu le voir.
Ils avaient tout construit ensemble. Maison, enfants, petits-enfants.
Globalement, tout allait bien.
Mais un problème les éloignait l’un de l’autre.
Lui avait toujours du désir pour sa femme.
Elle, cela ne l’intéressait plus. Du tout.
Alors pour supprimer la tension et éviter de se séparer, ils envisageaient conjointement une solution.
La castration chimique de Monsieur.
Plus de désir. Plus de problème.
Les conséquences physiques sur l'homme seraient lourdes : perte musculaire, ostéoporose, prise de poids, effondrement de la motivation.
Je ne suis pas sûr qu'ils en avaient conscience.
Mais ce n’est même pas ça qui m’a marqué.
C’est qu’un couple en arrive à penser que le désir est un problème.
Et que son absence, elle, est normale.
Ou du moins acceptable, vu leur “grand âge”…
C’est le glissement progressif poussé à son paroxysme.
Plutôt que de chercher à remonter celui qui décline, on préfère briser celui qui fonctionne encore.
Comme si un couple dont l’un est déprimé, décidait de prendre un médicament pour être tous les deux au même niveau.
Tous les deux éteints.
🔇 Le silence
Avoir des variations de désir, c’est normal.
Tout le monde a des hauts et des bas.
Le problème, ce n’est pas la baisse.
C’est de ne rien faire.
De laisser s’installer une sexualité par défaut.
Occasionnelle. Mécanique.
Pas très intéressante. Mais pas très exigeante non plus.
On s’arrange avec.
Parce que c’est plus simple que de se confronter à ce que ça dit de nous.
De notre couple. De notre corps. De notre tête.
Et puis personne n’en parle.
Dans mon entourage, j’ai des gens qui font attention à leur santé.
Qui sont plutôt heureux. Qui ont l’air d’aller bien.
Mais une sexualité épanouie sur plusieurs années ?
J’en ai croisé quelques-un·es dans ma vie.
Des gens en recherche.
Qui entretenaient cette partie de leur vie comme on entretient son corps ou son mental.
Dans mon entourage proche ?
Zéro.
Ou alors ils sont très discrets.
Mais j’en doute.
Parce que quand ça va vraiment bien, en général, ça se voit.
👁️ Le miroir de la santé
Alors je sais bien.
La sexualité, le désir, c’est compliqué.
Parce que ça touche à tout.
Le physique, le mental, l’émotionnel, la perception de soi, la relation aux autres.
Et tout ça en profondeur.
Consciemment et inconsciemment.
J’ai passé de nombreuses années à explorer ce sujet.
Dans ma propre sexualité, évidemment.
Mais aussi par les livres, les groupes de discussion, les rencontres, les stages de tantra.
Ce que j’en retiens, c’est que la sexualité est un muscle.
La présence à soi et à l’autre, ça s’entraîne.
Régulièrement. Avec discipline.
Comme le sport. Comme le sommeil. Comme l’alimentation.
Mais c’est aussi un miroir.
Le stress chronique, les peurs, les traumas enfouis.
La fatigue, les douleurs, le corps qu’on néglige.
Tout se reflète dans le désir. Ou dans son absence.
La libido est probablement le marqueur le plus honnête de l’état de santé globale.
Tant physique, que mental ou émotionnel.
Sauf qu’on regarde rarement de ce côté-là.
On préfère parler de cholestérol.
🧪 Le moteur hormonal
On nous dit que le désir, c’est une question de lingerie ou de week-ends romantiques. De dialogue. De connexion à deux.
Bien sûr que ça compte.
Mais il y a un sujet largement passé sous silence. Peut-être parce que les traitements ne rapportent rien à personne.
Le déséquilibre hormonal.
Et en particulier les hormones sexuelles : testostérone et estradiol.
C’est quand même étonnant.
C’est pourtant dans le titre.
Hormones sexuelles.
Comme le nez au milieu de la figure.
On finit par ne plus y faire attention.
La testostérone, c’est l’hormone de la vitalité, de l’envie d’agir, de la construction musculaire. Et du désir.
Pour les hommes comme pour les femmes.
L’estradiol, c’est l’hormone du bien-être, du confort, de la dopamine. Trop bas ou trop haut, la libido s’éteint. Il faut rester au juste milieu. Là aussi, pour les deux.
En vieillissant, la baisse est progressive.
Tellement progressive qu’on ne s’en rend pas compte.
On met ça sur le stress. L’âge. Les enfants. La routine.
Alors que le moteur tourne à vide.
J’en ai fait l’expérience moi-même.
Depuis que je comprends la testostérone, je comprends mes baisses passées de motivation, d’action et de libido.
Le carburant n’était plus là.
Il y a 3 mois, le New York Times a publié un article intitulé « Je suis en feu », où des femmes témoignent de l’impact de leur traitement de testostérone.
L’une d’elles, 41 ans, est passée de rapports avec son mari “quasiment jamais” à six fois par semaine.
Elle a dû installer un verrou sur la porte de sa chambre.
Ce n’est pas une nouvelle lingerie qui a fait ça.
Un manque de désir chronique est probablement le signe d’un déséquilibre hormonal.
Et vouloir le régler par des discussions ou des gadgets, ça peut fonctionner ponctuellement.
Mais c’est épuisant.
C’est comme essayer de courir un marathon avec un pied cassé en se répétant que c’est dans la tête.
🩺 La question du médecin
Quand j’étais petit, j’accompagnais souvent mon père chez notre médecin de famille.
Un vieux monsieur élégant, cheveux gris gominés, dans un hôtel particulier.
À chaque visite, il posait systématiquement la même question : “Et la libido, ça va ?”
À l’époque, je ne comprenais pas le mot.
Plus tard, je ne comprenais pas pourquoi il le demandait.
Quel rapport avec la santé ?
Aujourd’hui, j’ai compris.
Ce médecin ne parlait pas de sexe.
Il prenait le pouls de tout le reste.
L’énergie. Les hormones. Le stress. L’état du couple. La vitalité profonde.
En une seule question, il savait presque tout.
Et si votre médecin vous posait cette question aujourd’hui.
Quelle serait votre réponse ?
Albin
P.S. :
Le désir ne ment pas. Mais les chiffres non plus.
La testostérone et l’estradiol font partie des biomarqueurs du Check-up Longévité.
Pour savoir si, oui ou non, vous êtes en bonne santé.
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