𧿠Longévité bleue
La longévité concerne tout le monde.
Mais elle nâintĂ©resse pas tout le monde.
Car tout est question de perspective.
Pour notre sociĂ©tĂ©, ne pas ĂȘtre malade signifie ĂȘtre en bonne santĂ©.
Alors, lorsque lâon regarde les gens autour de soi, ses amis, ses collĂšgues, les personnes dans la rue, on peut facilement se rassurer.
Il peut y avoir quelques kilos de trop, mais on voit rarement des symptÎmes de maladie marqués.
Alors quâen fait, 50% des plus de 50 ans dĂ©clarent souffrir de maladies chroniquesâŠ
Donc on se dit que tout va bien. Pour soi et les autres.
Les kilos en trop, normal avec lâĂąge.
Les douleurs articulaires, normal avec lâĂąge.
La fatigue chronique, normal avec lâĂąge.
La glycĂ©mie qui monte, normal avec lâĂąge.
Les traitements mĂ©dicamenteux, normal avec lâĂąge.
La longĂ©vitĂ©, pour beaucoup, câest juste vivre dĂ©gradĂ©, plus longtemps.
Pourtant, voir la vraie santĂ©, câest possible.
Ăa sâapprend.
Comme les Grecs anciens qui, eux, ne voyaient pas le bleu.
đ Le bleu invisible
Dans les textes antiques, dâEurope ou dâAsie, il nâest jamais fait mention dâune couleur bleue.
Pour HomĂšre, la mer pouvait ĂȘtre sombre comme du vin.
Dans tous ces textes, le bleu est absent.
On a longtemps cru que les Grecs et les autres civilisations avaient une vision limitĂ©e. Et que, grĂące Ă lâĂ©volution, la vision avait Ă©voluĂ© pour nous permettre de voir le bleu.
Sauf que non.
Ils avaient bien la mĂȘme vision, la mĂȘme rĂ©tine.
Mais ils ne voyaient juste pas la mĂȘme chose que nous.
Ă cause du langage.
đïžâđšïž Les mots crĂ©ent la rĂ©alitĂ©
Dans la crĂ©ation et lâĂ©volution dâun langage, le bleu est systĂ©matiquement la derniĂšre couleur Ă apparaĂźtre.
AprĂšs noir, blanc, rouge, vert et jaune.
Cela sâexplique car cette couleur est peu prĂ©sente dans la nature.
Quelques fleurs et papillons, limités à certaines régions.
Et puis le ciel ou la mer ne sont pas des objets en soi. Ce sont des décors, des fonds.
Il nây a pas besoin dâajouter le mot bleu pour que tout le monde comprenne de quoi on parle.
Ainsi, pour voir le bleu, il faut quâil y ait un mot pour cela.
Sinon on ne le voit pas.
Ou plutĂŽt, on ne le distingue pas des autres couleurs.
Les Grecs, eux, classaient par intensité lumineuse (clair/foncé) plutÎt que par couleur.
đŠ Dans le monde
Aujourdâhui encore, cela existe.
La tribu Himba en Afrique nâa pas de mot pour le bleu, mais plusieurs pour distinguer les verts.
Du coup, ils peuvent différencier des teintes de vert qui, pour nous, apparaissent identiques.
Par contre, ils peuvent ne pas faire la différence entre un bleu et certains verts.
Dans le mĂȘme ordre dâidĂ©e, des AborigĂšnes dâAustralie nâutilisent pas de mots pour se positionner dans lâespace par des relatifs (gauche, droite, devant...) mais par les points cardinaux.
PlutĂŽt que de dire Ă gauche, ils vont dire au nord-ouest.
MĂȘme dans un espace fermĂ©.
Par la nécessité de leur langage, ils ont développé une boussole interne, inaccessible pour nous.
đ Tout est lĂ
Aujourdâhui, câest exactement pareil avec la santĂ©.
On ne voit pas ce quâon nâa pas appris Ă nommer.
Une personne de 50 ans avec 10 kilos de trop, une tension à 13/9, une glycémie à jeun à 1,10 g/L, des cernes et des coups de barre dans la journée ?
Tout va bien.
Pas de maladie diagnostiquée.
Pas de mot.
Donc, par défaut, en bonne santé.
Mais pour quelquâun qui a appris Ă voir autrement, câest dĂ©jĂ une dĂ©gradation claire.
Inflammation chronique, systĂšme cardiovasculaire sous pression, prĂ©-diabĂšte qui sâinstalle, vieillissement accĂ©lĂ©rĂ©âŠ
Rien de dramatique aujourdâhui.
Mais dans 10 ans, ça peut devenir une maladie.
Dans 20 ans, plusieurs maladies.
Le mĂ©decin dira que câest la vieillesse.
Ou la faute Ă pas de chance.
Pourtant tout était là , bien visible.
đ§ż Voir le bleu
Apprendre la longĂ©vitĂ©, câest comme apprendre Ă voir le bleu.
Câest acquĂ©rir un nouveau vocabulaire.
De nouveaux repĂšres.
Une nouvelle façon de regarder son corps, sa santé, son énergie.
Pas pour devenir obsĂ©dĂ©, vouloir arrĂȘter de vieillir ou mĂȘme rajeunir.
Mais pour ralentir le vieillissement et rester fonctionnel jusquâau dernier moment.
Et pour ça, il faut voir ce qui est invisible - dans notre société.
Afin dâagir avant que ça devienne un problĂšme.
Pour ne pas se réveiller à 60 ans en se demandant comment on en est arrivé là .
Parce quâon sait.
On a toujours su.
On nâavait juste pas les mots pour le voir.
Albin
P.S. :
Câest pour ça que jâai créé le Check-up LongĂ©vitĂ©.
Des analyses complĂštes pour voir ce qui est invisible, mĂȘme pour les mĂ©decins.
Et savoir si on est, oui ou non, en bonne santé.

